L'histoire se passe aux alentours de Bonifacio..
Un corse appelé Ettore part de son village avec son âne et sa femme Verana pour vendre ses produits... la matinée s'annonce trés chaude et le chemin qui mène à Bonifacio est long et semé d'obstacles de tous genres...
Déjà deux heures que le cortège marche sous le soleil quand tout d'un coup, l'âne décide de s'arrêter!
Ettore se retourne et voit son âne assis sur le coté du chemin avec tout le chargement de fromages et de viande.. sa colère malgré la chaleur accablante le fait revenir sur ses pas... il regarde son âne droit dans les yeux et pointant un doigt juste devant son front.. lui dit "Une fois!"
Sur ces mots l'âne se relève péniblement et reprend sa route..
La chaleur ne fait qu'augmenter...pas une once de vent, pas un arbre pour se protéger des rayons du soleil.. une heure se passe quand tout à coup, l'âne se rassoit... Ettore tire sur la longe et sans se retourner lui dit : "deux fois!" aussitôt l'âne se remet sur ses quatre pattes et péniblement reprend son chemin..
L'après midi est déjà bien avancé... la journée égraine ses heures lentement mais inéluctablement.. et il fait toujours aussi chaud! le chemin se fait plus raide, les cailloux gênent la progression de l'âne et il trébuche de nombreuses fois quand soudain il s'affale au sol incapable de se relever.. sur ce, Ettore se retourne, regarde fixement l'âne et lui dit : "trois fois!" ... dans un dernier effort l'âne tente de se remettre sur ses pattes mais rien n'y fait il est trop fatigué... à ce moment Ettore prend son fusil, pointe l'âne et lui tire une balle entre les deux yeux!
Subitement alors qu'elle n'avait encore rien dit, sa femme Verana s’élève contre l'attitude son mari! te rends tu compte que maintenant que l'âne est mort nous sommes perdus! toute cette nourriture va finir au bord du chemin pourrie par la chaleur et nous serons sans le sous pendant plusieurs jours!! tu es inconscient et tu ne réfléchi pas plus que ton âne!!!
Ettore regarde sa femme et reste de marbre... il attend plusieurs minutes impassible puis, se levant de la pierre sur laquelle il s'était assis, il s'adresse à sa femme et lui "Une fois..."!